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Comment sera la machine du futur ?

Si nous nous tournons vers le passé, nous vérifierons que la machine du futur suive le même paradigme que marquèrent les précédentes révolutions industrielles, consistant à produire plus et à moindre coût.
17 avril 2019 par

Machine de découpe laser Danobat

Mais dans cette quatrième révolution, celle de l´Industrie 4.0, nous nous retrouvons avec une machine interconnectée grâce à l´Internet des objets avec des plateformes Cloud, pour que les données soient traitées, analysées et stockées et où des ordonnateurs comme l´intelligence artificielle, le Big Dataet l´apprentissage automatique les analyseront en apportant des réponses aux différents états de production et en aidant les personnes à prendre les meilleures décisions.

En ce sens, il est primordial que les machines se comprennent et communiquent avec les différents systèmes de production. Il existe divers protocoles, mais dans l´industrie de la tôle, nous ne sommes pas encore parvenus à un accord pour établir une norme et parfois, nous devons travailler d´unité à unité pour qu´elles se comprennent. Dans tous les cas, l´évolution dans le monde de l´ingénierie est en train de permettre la construction de services de communication entre différents systèmes qui font que la technologie qu´il y a derrière devienne transparente.

Toutefois, ce qui est important ce n´est pas tant le protocole de communication, considéré comme la base dans laquelle la machine publie les informations, mais la publication des services que propose la machine. Il s´agit de faire en sorte que celle-ci fournisse des données qui apportent des réponses à des questions spécifiques pour déterminer ce dont le système a besoin. L´approche sera différente si c´est un logiciel de programmation (CAM), un système de gestion de la fabrication (MES) ou bien un système de gestion de la maintenance qui communique avec la machine.

Ainsi, le MES devra être verticalisé pour savoir quels services la machine propose et comment en tirer profit, de telle sorte qu´elle soit capable d´organiser la fabrication de l´usine avec une vision d´ensemble. En ce qui concerne le , le défi est de savoir comment vont être ses nouvelles architectures. Au cours des 40 dernières années, sa base n´a pas évolué : sur la base de la paramétrisation de la machine, des importateurs CAD, de la conception des instructions d´usinage, ainsi que de la génération d´un fichier de commande numérique à exécuter dans un contrôle industriel. Cette structure et tout ce qu´elle implique est actuellement réglé, raison pour laquelle il faudra voir si nous serons capables de résoudre les problèmes des systèmes de manière efficace, transparente et automatique du point de vue de la machine. Cela permettrait de construire des solutions plus spécialisées. En définitive, le logiciel de programmation devra principalement déterminer ce dont le client a besoin en matière de coûts, délais, qualité et autres aspects intervenant dans la fabrication, c´est-à-dire qu´il devra se concentrer sur la fonction du . Enfin, nous devons tendre vers la construction de systèmes assurant l´interopérabilité générale de manière complète et faire que l´intégration spécifique ne soit pas nécessaire. MESD´autre part, la machine du futur doit travailler en totale autonomie, elle ne peut jamais être à l´arrêt et doit travailler efficacement. De cette façon, les données et les systèmes qui permettent d´apporter une réponse à la prise de décision ou le calcul d´instructions pour la machine doivent se trouver là où nous affirmons la première hypothèse. Ainsi, afin d´utiliser les capacités technologiques pour la résolution de problèmes par le biais de

, nous devons, comme nous l´avons dit au début, transférer une partie des processus vers le cloud pour profiter des capacités de celui-ci. Quoi qu´il en soit, il y a déjà des initiatives qui remettent en question quelle partie des données doit rester dans la machine, être sur les réseaux locaux ou privés et quelle partie des données doit être dans le l´Industrie 4.0cloud . Cette architecture hybride est celle qui nous garantit une plus grande productivité et, en même temps, une capacité à résoudre les problèmes d´une manière plus efficace.En définitive, la machine du futur sera intelligente grâce aux ordonnateurs de

qui convergent dans le cloud, en stimulant l´efficacité et la productivité et en réduisant les coûts de celle qui sera l´usine intelligente.